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BadTrip

Il était une fois un lapin
un lapin tout gris qui aimait l'herbe
tueur de pissanlis et de
de petit vers de terre gluant
et grand mangeur de mageurite , il fit un jour la rencontre de
la petite taupe didi
qui était sodomite et qui lui proposa de
venir dormir dans son terrier avec elle
mais qui lui fit la surprise de
lui présenter toute la famille taupe
ils étaient eux aussi sodomites ... surprenant kil aient pu avoir des enfants ....
mais c'est des taupes alors des fois elles y vont un peu à l'aveuglette donc dans un sens (ou dans un autre) c'est normal
ils prenne le thé et didi sort sa carte "si tu chage d'avis..."
et là, petit lapin est choqué : "si je change d'avis?"
oué si tu devient homo koi*ho lala ils sont kons ces lapins*
mais le lapin ne comprennait pas, didi la taupe est une fille, lui un garçon, pourquoi l'appelerait-il si il était gay? donc le petit lapin la regarda et lui dit "mais didi, je suis gay"
et didi luirépond moi aussi
alors le lapin lui dit "on pourrait peut-être...
se taper des
gateaux au chocolat tous les deux
en prenant du
thé à la menthe puisque tu aimes l'herbe







(En bleu Amandine. En rouge Aurélie.)

Il était une fois la vie

le 15/04/2007 à 17h57
Il était une fois... ou plus précisément au commencement des temps.
Dieu s'occupait de la création. Il donna au crapaud un pot en argile et dit: "Prends en soin ce pot contient la Mort »
Content, surpris et inconscient qu'il allait devenir le responsable de la Mort, le crapaud promis de garder le pot.

Mais un jour, le crapaud rencontra la grenouille. "Laisse-moi prendre le pot de la Mort" - ou peu importe comment vous appelez ça - demanda la grenouille. Avec la sagesse de Nancy Reagan, le crapaud dit juste non. Mais la grenouille était têtue et après plusieurs pleurnicheries, le crapaud céda. "Tu peux le tenir mais qu'une seconde" dit-il. Tout excitée, la grenouille commença à sauter dans tous les sens en jonglant avec le pot de la Mort. La grenouille était très conne. "Arrête !" cria le crapaud. Mais c'était trop tard. La grenouille laissa tomber le pot qui éclata en touchant le sol. Et la Mort put en sortir. Et depuis tout être vivant doit mourir. Du coup, on se demande ce que serait le monde si la grenouille avait harcelé un ours

George - Dead Like Me

On est à la fac!!!!!!!!!!!!!

le 14/04/2007 à 23h12
On est à la fac!!!!!!!!!!!!!!! Et on est toujours amies!!!!!!!!!!!!!! Et on a toujours tout pleins de délire à raconter!!!!!!!!!!!!!!!!
Ma chérie, faut absolument qu'on raconte nos conneries à nouveau!! Ca me manque tout ça!

salut tous!!!!

le 06/08/2005 à 11h09
Comme vous aurez pu le remarquer, il n'y a pas eu de mise à jour depuis des siècles mais c'est normal avec les vacances, ma chérie et moi n'avons pas eu le temps de se faire de gros délires mais la rentrée arrivant, j'espère que nous en aurons plein à vous raconter.
PS pour ma femme, tout blanc c'était moche alors j'ai mis le style marron, tu peux changer si tu veux (et si tu te souviens de notre mot de passe. :D)
Bisouxxx à tous

Notre TPE

le 28/04/2005 à 20h41
Voilà notre TPE en entier comme promis, il est un peu long donc il sera peut-être coupé. Verra bien. Dsl pour les fautes de frappes, j'ai pas eu la passion de relire et corriger.

En ce camp où tout espoir est et doit être abandonné, le 29 Mai 1944,

Je ne sais de quoi demain sera fait, c'est pourquoi je te confierai, au fil de mon séjour infernal, chaque étape du voyage avant que la mort m'emporte, car je sais qu'elle m'emportera un jour, dans l'horreur de ce camp, le camp d'Auschwitz Birkenau.
Je me souviens maintenant de mon enfance innocente où nous nous livrions à des jeux sans fin, aux gendarmes et aux voleurs, aux victimes et aux bourreaux... mais nos jeux ont à présent pris une dimension bien réelle, où les bourreaux sont des hommes qui sous prétexte d'une idéologie n'hésitent pas à piétiner la morale de la vie et à anéantir les lois de l'existence.
Toi qui liras ce journal, toi que je ne connais pas, tu ne comprendras sûrement pas ce que je raconte ici, non tu ne le comprendras pas, par ce qu'avant, je ne l'aurais pas compris moi-même. Je n'aurais pu comprendre la haine injustifiée que ces monstres sanguinaires ont envers nous. Je n'aurais pas compris qu'un homme puisse en tuer un autre par dégoût, ou tout simplement pour le plaisir de voir l'un d'entre nous s'écrouler et rendre son dernier souffle, pour le plaisir de battre un homme et de se dire "laissez libre cours à mes vices, après tout si celui là meurt, je pourrais très bien recommencer sur un autre demain "
Oui car avant cet enfer dantesque, j'avais une vie qui m'était propre et un nom dont on m'a dépossédé. Un nom que j'étais fier de porter, je m'appelais Abraham Esekiel, je gouttais aux premières joies de l’amour, comme tous les jeunes de mon âge, je n'étais pas si différent au fond. Mais les monstres modernes l'ont décidé ainsi, ils m'ont forcé à me montrer différent, à me démarquer des autres par une étoile jaune, moi, ma mère Sarah, mon père Isaac, mes deux frères Raphaël et Henri, ainsi que mes deux soeurs Anna et Esther, dont j'étais l'aîné.
Il y a à peine quelques jours je pouvais encore jouir de la liberté de marcher, de parler, et auquel cas d'être écouté.
Il y a une semaine environ que ces ignobles bandits nous ont enlevés mes parents, mes frères, mes soeurs, et moi. Ils nous ont volé tout ce que nous connaissions, tout ce à quoi nous étions attachés : nos amis, nos habitudes et même notre vie, tout cela au nom d'un homme, d'un tortionnaire, d'un bourreau, d'un assassin....que dis-je, il n'y a pas de mots pour le définir, aucun châtiment assez fort pour lui faire ressentir notre douleur.
Des pas se font entendre à l'extérieur. La cloche sonne.



Dans l'horreur de ce camp, le 04 juin 1944,

Je me souviendrai toute ma vie de cet horrible jour où la distance qui me séparait de ma mort a soudain fait un bon en avant. C'était un jour de mai comme tant d'autres, vers midi : ma mère s'occupait aux fourneaux, mes frères et soeurs étaient à l'école et mon père et moi étions à la boutique où quelques clients s'attardaient, de fidèles clients car ils venaient malgré les interdictions et la propagande anti Juive.
Mais seulement, une chose fut différente ce jour là : soudain, deux coups de feu retentirent, ma mère hurla, nous sortîmes en toute hâte du magasin, nous vîmes la porte de la maison s'ouvrir d'un claquement sourd, un Allemand en sorti, deux le suivirent traînant ma mère au dehors, la battant, vociférant. Le premier sorti saisit ma mère qui se débattait, et, avec une violence inouïe, la jeta hors de la maison. Et là, plus rien. Plus un cri. Ma mère cessa alors de se débattre, allongée à terre. Alors son bourreau se pencha sur elle, empoigna ses cheveux, souleva sa tête toute sanglante, et annonça à ses deux sbires d'un ton froid " gestorben ". Je ne parlais naturellement pas allemand mais je réussis alors à comprendre ces quelques mots, mon père également, il se jeta alors désespérément sur le corps sans vie de cette femme brune à la peau si douce et si claire que j'appelais "maman".
J'assistais alors impuissant au meurtre de ma mère et à l'arrestation de mon père, qui avait commis pour seul crime celui d'être né. Alors vint mon tour. Deux allemands me prirent par les bras mais je n'y prêtais guère attention, je restais abasourdi, fixant de mes yeux remplis d'horreur ma mère, espérant alors un signe de vie de sa part.
On m'embarqua dans un camion mais je continuais à la regarder à travers la vitre arrière, en vain.
Nous arrivâmes après plusieurs arrêts à la gare.



Ce jour, le 10 juin 1944
Hier je n'ai pas pu finir mon récit, voici, la suite :

On nous amena dans un coin sombre de la gare, là, des dizaines de personnes attendaient sur le quai. On embarquait là des bestiaux d'habitude, mais ce serait bientôt à notre tour d'être embarqués comme des bêtes. Nous retrouvâmes là bas, Anna, la petite Esther, Rafaël et Henri, parmi d'autres enfants qui avaient eux aussi été pris à l'école communale. Ils n'avaient heureusement pas étés battus. Nous n'eûmes même pas le temps de nous embrasser, tous les juifs présents furent embarqués dans les mêmes wagons. A peine entré, mon père se dirigea droit vers la fenêtre, comme dans l'ultime espoir de voir ma mère arriver. Et il restait là, immobile, droit, impassible aux pleurs d'Esther qui l'appelait, suppliante en tirant doucement sa chemise ; elle avait peur. Je saisis alors le bras de mon père " ce n'est plus la peine " lui dis-je. Il se tourna alors vers moi, son regard était un mélange de haine et d'une extrême tristesse, il tomba à genoux face à la tôle du train et resta ainsi. Un déchirement se fit en moi : c'est à ce moment là que je réalisais que je ne reverrai plus jamais maman.
Après plusieurs vaines tentatives d'appeler mon père, Esther, ma petite Esther se tourna vers moi, elle pleurait plus fort, je m'agenouillais à sa hauteur "tout ira bien, nous allons faire un long voyage, et, à l'arrivée nous irons de suite t'acheter une glace d'accord ?», " D’accord " me répondit elle la voix, elle ma sauta au coup. Anna me demanda ensuite " Mais maman ? Où elle est maman ? Je ne le vois pas, je ne l'ai pas vue, ou elle est ? " À ces mots je ne savais que répondre, je lui répondis alors " elle ne viendra pas «. " pourquoi ? Que fait-elle ? Où est-elle ? Où va-t-elle ? Va-t-elle bien ? Me demanda Raphaël, le plus âgé d'entre eux " certaines mères de familles ont le droit de rester, pour nous préparer un bon repas à notre retour, une bonne dinde farcie avec des pommes de terre, vous aimez la dinde ?! "
Je ne croyais bien sûr pas à ce que je venais de dire. Je me sens honteux de leur avoir menti, tellement honteux ! Mais il fallait préserver leur innocence à tout prix, j'étais l'aîné, n'étais-ce pas mon rôle après tout ?



Le 13 juin 1944

Le voyage fut extêmement pénible. Il dura deux jours et demi, sans manger, buvant rarement, entassés les uns sur les autres. Il était difficile de s’asseoir, ou même de s’allonger pour dormir. Les enfants pleuraient, réclamaient leur mère. La première journée, mon père la passa assis, pleurant discrètement parfois, sans dire un mot. Le second jour je pris les choses en main et decidais d’aller lui parler « moi aussi je souffre de la mort de maman, les images de son corps sans vie me reviennent sans cesse en tête. Elle me manque. Mais regarde, Anna, Esther, Raphaël, Henri, ils sont là eux, et moi aussi, nous aussi nous avons besoin de toi, nous avons besoin que tu sois fort, je ne peux pas te remplacer auprès d’eux, je ne supporterai pas de te voir dans cet état une seconde de plus. Fais le pour eux » dis-je en montrant les enfants. Mon père posa alors sur eux son regard desespéré « je ne suis pas sur d’y arriver » me dit-il « essaye, à celui qui n’abandonne pas tout est possible » lui répondis-je.
Il se leva alors, pris Anna dans ces bras, l’embrassa sur le front : l’espoir revint enfin.




20 juin 1944, l’arrivée au camp d’Auschwitz

Nous sortîmes de ce wagon infernal. Il me fallut attrendre quelques minutes, mes yeux n’étant plus habitués à la lumière du jour, pour apercevoir les portes de cet enfer, à la grandeur de la cruauté de son créateur. Nous avancions à petit pas, Anna dans mes bras, Esther dans ceux de mon père. Raphaël et Henri entre nous, se tenaient la main. Nous arrivâmes en tête de file, les garçons furent prit et embarqués dans un camion ainsi qu’Anna et Esther qu’on nous arrcha des bras. Ils nous firent signe d’aller à gauche avec les adultes valides. Les vieillards, les femmes enceintes, les handicapés, les jeunes enfants, eux, étaient entassés dans des camions en direction de Birkenau. « Ce ne sont pas des monstres, ils ont quand même du cœur : ils évitent aux vieillards de marcher jusqu’à là-bas. » dit un jeune homme non loin de là. On nous aligna en rang par cinq et nous ordonna de marcher vers le camp. Sur les milliers que nous étions à notre arrivée, il ne restait que deux cents Hommes environ, la « sélection » passée.
Marchant vers le camps, nous rencontrions sur notre route des fantômes autrefois des hommes qui transportaient de l’argile dans des brouettes. « Est-ce donc cela le travail si important pour lequel des millions de juifs ont vu leurs vies détruites ? » demanda mon père d’un air déçu. Je l’étais autant que lui.




27 juin 1944

je trouve demoins en moins de temps linre pour écrire dans ce journal, je ceserai peut être si cela devient trop dangereux.
Nous arrivâmes enfin, après une longue marche, dans notre camp. On nous demanda de donner tout ce que nous avions ,sans exeption, ce que nous fîmes sans discuter. On nous bouscula ensuite vers la soit-disant « douche de désinfection » une fois là, il n’était aucunement question de douche: ils ont tout simplement fini de nous dépouiller de tout ce qu’il nous restait et qui faisait de nous quelqu’un : nos vêtements, nos chaussures, nos papiers d’identité... Ils nous ont, après ça, changé de salle afin de finir leur « processus de déshumanisation », ils nous ont d’abord tondus puis tatoués nos numéros de détenus. Le processus achevé, on nous jeta d’horribles frippes à la figure, trop grandes pour certains, trop petites pour d’autres.L'humiliation était si grande, nous n'étione que des fantômes à présent. Nous n'osions plus nous regarder, par peur de ce que nous étions devenus. La vie n'a visiblement pas établi ici sont lieu de résidence, ici, c'est la résidence de la mort.



Le 18 juillet 1944

Mon père et moi avons été affectés directement au camp C de Birkenau avec les aptes au travail, le 23 mai 1944 où nous transportions des pierres sans raison. Ce travail était dur, lassant et sans aucun intérêt, mais si à ce moment là j’avais connu le suite de mon histoire, je n’aurais voulu, pour rien au monde, quitter cette partie du camp.
Le troisième jour, lors de l’appel, le SS Moll était présent. On nous ordonna de se diriger vers les douches. Moll est le responsable du sonderkommando . Il conduit une moto et porte au dessus de son uniforme une blouse blanche de médecin. Ce n’est qu’un sadique. Le pire de tous.
Ils nous firent un rapide examen , ils choisirent 250 des plus fort d’entre nous ( mon père et moi n faisions partie) on nous commanda de le suivre, ce que nous avons fait. Une fois arrivés près du crématoire II , où Moll nous accueillait avec ces mots :<< Ici vous aurez à bouffer, mais il vous faudra travailler >> . On ne peut pas proprement dire que ces mots furent d’un réel réconfort, mais nous avions tellement faim !
Jusqu’ici je croyais avoir vu le pire mais hélas j’en était bien loin. La façade du crématoire II ne révélait rien de particulier, on aurait dit un bâtiment d ‘usine avec une grande cheminée, a part l’odeur puante de chair humaine brûlée, rien ne pouvait laisser croire que l’on y assassinait des être humains. Les SS nous en firent faire le tour. C’est là que je compris l’horreur, la cruauté, le vice, l’immensité de la supercherie dont nous avons été victime : là étaient entassés des centaines de cadavres dénudés, j’appris alors l’existence des chambres à gaz, et plus tard, des fours crématoires. On nous dévoila alors en quoi consistait notre travail : nous devions transporter les cadavres, des chambres à gaz, jusqu’aux fosses, des fosses de six mètres de largeur de d’environ trente mètres de long, où des cadavres étaient déjà en train de se consumer. Nous savions que si nous ne la faisions pas, nous aurions fini , à notre tour, des les fosses.
Nous commençâmes. Nous fîmes tous nos efforts pour déplacer les cadavres jusqu'à lieu indiqué, mais malheureusement, les SS nous trouvèrent trop lents à leur goût , nous fûmes battus. L’ un d’eux nous ordonna < un seul homme par cadavre >, e sachant pas comment nous y prendre, nous fûmes à nouveau battus.
Un SS nous expliqua qu’il fallait, à l’aide du côté recourbé de la canne que l’on nous avait donné, saisir les cadavres par le coup et les traîner jusqu'à la fosse .Nous avons du travailler ainsi jusqu'à 18 heures. Des membres d’un autre sonderkommando nous apportèrent à manger, mais nous n’avion guerre d’appétit.
Quelques uns d’entre nous, au bout de quelques jours, se jetèrent dans la fosse avec les cadavres qu’ils traînaient .
J’ai rapidement compris que pour survivre ici, ce cœur, ce cœur qui ressent, il faut le tuer, il faut émousser tout sentiment qui fait souffrir, il faut devenir un automate qui ne voit rien, qui ne sait rien, et qui ne comprend rien.



Le 26 juillet 1944

Ce travail est écœurant. C’est bien la pire des taches que l’on aurais pu nous donner jusque là . Mais malheureusement , je vois que l’on se fait à tout : hier, je me suis assis près d’un cadavre, ça ne me faisait plus rien. Le soir, nous nous réunissons tous, nous jouons de la musique…. Mais nous sommes au dessus des fours crématoires et des chambres à gaz ? comment avons nous pu en arriver jusque là ? j’ai honte .
Les convois provenant de Hongrie sont très nombreux ce mois ci, nous croulons sous le travail.
Pour sur, nous sommes bien traités ici, par rapport aux autres prisonniers de Birkenau : nous possédons des vêtements chauds, des pantalons et des chemises avec de la doublure, des maillots de corps en laine, des vestes, un bonnet et un manteau. Nous avons aussi toute la nourriture désirée. En effet, si l‘un d’entre nous trouve, lors du triage des affaires, quelque chose à manger, ce qui arrive assez fréquemment , nous pouvons tout garder pour nous.
Or, nous devons absolument restituer les bijoux et les objets de valeur aux allemands. Parfois, nous faisons du troc avec les SS, de l’or, de bijoux contre des vivres, des cigarettes, car tous les bijoux ne retournent pas en Allemagne, les SS n’hésitent pas à se servir. IL nous arrive de trouver de l’alcool en triant les affaires, nous le gardons pour nous, nous buvons beaucoup d’alcool , c’est à cette seule condition que notre travail nous est supportable.



Le 5 août 1944

Je n’ai jusque là heureusement pas été séparé de mon père.
Laisse moi te décrire les conditions de gazage :
J’ai toujours été au crématoire II. Le travail effectué est un peu répétitif, il ne se passe pratiquement pas un jour sans qu’il n’y ait ici l’action de gazage. A l‘arrivée des convois, à la rampe, ceux qui sont sélectionnés pour le travail sont conduis aux sections C et D du camp, ceux qui sont destinés au gazage sont conduis au FLK ( camp de concentration des femmes ) . Ceux qui sont capables de marcher font le voyage à pied, les autres sont entassés dans des camions que l’on fait basculer pour faire tomber les malades à terre une fois arrivés aux chambres à gaz. Une voiture avec une croix rouge dessinée sur les côtés, amène les boites de gaz. Tous sont conduis à la salle de déshabillage, les SS leur disent d’enlever leurs vêtements, leur disant qu’il faut se laver. Dans cette salle se trouvent des cintres portant tous des numéros, que l’on recommande aux futurs gazés de bien retenir , pour retrouver leurs vêtement plus tard . Quelle ironie, dans quelques heures ils seront réduits en cendres !
Tous ceux qui ont des paquets doivent les laisser à l’entrée de la salle de déshabillage. On commence toujours par les femmes et les enfants j’ai quelquefois été présent avec eux dans la salle. Je n’ai souvent pas pu retenir mes larmes deant toute cette misère et cette détresse humaine. Un jour, une femme était, là, elle avait l’air si faible, elle était assise, la tête appuyée contre un mur, elle me regardait, et remarqua les larmes qui coulaient sur mes joues. Elle me dit alors : « Ah ! j’aurait assez vécu pour voir avant ma mort une expression de pitié, une larme versée sur notre horrible sort, ici, dans ce camp d’assassin, où l’on martyrise, frappe, torture et tue, où on devient insensible aux plus grands malheurs , où meut tout sentiment humain. Et moi qui croyait que nous disparaîtrons de ce monde comme des orphelines abandonnées ! je trouve en ce jeune homme un peu de réconfort, parmi les bandits et les bourreaux, j’ai aperçut avant ma mort un homme sensible « puis elle laissa retomber sa tête sur le coté, comme si elle avait mis toute sa force, et la vie qui lui restait dans ce dernier discours. Lorsque toutes les femmes et les enfants furent déshabillées, elle fut emmenée avec les autres, par les SS à la chambre à gaz. Les SS leur disent qu’il faut attendre, que l’eau va arriver. Lorsque les femmes ont évacué la salle de déshabillage, nous sommes chargés de prendre tous les vêtements, et de les emmener au « Canada », les hommes qui entrent après se trouvent dans une salle vide et propre . Ensuite les hommes doivent se déshabiller et se rendre à leur tour à la chambre à gaz. Ceux qui sont incapables de se déshabiller eux mêmes sont aidés par les sonderkommando. Chacun doit nouer ses chaussures et les emporter et les remettre aux détenus présents, avant d’entrer dans la chambre à gaz. La plupart d’entre eux ne savent pas ce qui leur arrive, certains le savent, alors ils prient. Il nous est formellement interdit de parler aux détenus des convois. Seul les détenus qui semblent digne de confiance aux SS sont affectés a ce travail. A chaque gazage, plusieurs officiers SS sont en plus présents. Dans notre crématoire, le gaz est jeté par le hollandais ou par le « Rouge » qui se relaient en équipe, ils mettent des masques à gaz à cet effet.
Souvent, le gaz n’arrive pas en temps voulu, les victimes doivent alors attendre assez longtemps dans la chambre à gaz. On entend leur cri de très loin.
Souvent, les SS se livrent à des pratiques particulièrement sadiques :
C’est ainsi que des enfants furent fusillés dans les bras de leur mère, juste avant la chambre à gaz, ou jetés contre le mur. Lorsque la chambre à gaz est trop remplie, ils jettent les enfant qui ne peuvent plus y entrer par dessus la tête de ceux qui y sont déjà. Du fait de la compression, certains son tués par piétinement.
Les SS nous répètent sans arrêt qu’ils ne laisseront survivre aucun témoin. Nous vivons dans l’attente perpétuelle de notre mort.



Le 16 août 1944

Ils n’enrôlent plus de sonderkommando à présent, nous étions les derniers.
A la fin du mois de juin, ils nous ont amené des prisonniers du camp Gitan. Ils résistaient, ils se débattaient, ils hurlaient, ils refusaient de se rendre aux chambre à gaz, ils savaient là ce qui les attendaient une fois là bas. Nous n’avons pas compris pourquoi il fallait les tuer, ils étaient pourtant tous en de bonnes condition physiques.
Ce mois ci, les convois en provenance de Hongrie ont diminués
Je me doit de dénoncer les atrocités du camp, je dénoncerai ici, celles que j'ai ressencé jusque là.
- une fois achevée ce que l'on nomait "l'action de hongrie" , tous les jours, au moins deux convois arrivaient de Lodz. Les juifs hongrois, (pour finir l'action de hongrie ) qui avaient été affectés il y quelques mois au Sonderkommando, ont été liquidés. ILs n'ont pas tués ceux du crématoire II mais tous les autres n'ont pas été épargnés. Ils ont tous été gazés et brulés par les SS eux même, pendant que nous étions consignés à nos chambres, au dessus du crématoire II
- Ce mois ci, 250 "mouselman " Polonais ont été envoyés dans les camps, aux alentours d'Auschwitz.Ils ne pouvaient déjà plus bouger. Le commandant des fours crématoires, le SS Otto Moll déclara alors " n'envoyez pas ceux là au gaz ". Il voulait les massacrer personellement. Il commença à leur donner des coups avec une barre de fer, celle que nous utilisons pour écraser les os non consumés, il en tua ainsi quatre, puis, il ordonna qu'on lui apporte des balles et un fusil. Il a alors commencé à tier. Après quatre ou cinq victimes, un des "mouselman" l'interpella : "commandant !" et Moll, qui est un sadique féroce, répondit "oui ? "-" j'ai une sollicitation " - "Que veux tu ? "-" Pendant que tu tires sur mes camarades, je voudrai chanter la valse Le beau Danube Bleu " - " Je t'en prie, très bien, tirer en musique c'est encore mieux ! " répondit Moll. Il les exécuta tous . La dernière balle fut pour le chanteur.
Lorsque Moll arrive auc fours, c'est le signe que quelque chose de terrible c'est produit.
Une fois, l'un d'entre nous fit tomber un corps qui lui avait glissé des mains, Moll a sorti son révolver et a tiré sur cet homme . Pour lui, le meurtre esr un jeu d'enfant. Il n'a rien d'humain.



Le 22 aout 1944,

Je ne reconnais plus mon père. Il a sans arret le regard triste. Je ne veux pas le perdre lui aussi. Il est la seule famille qu'il me reste. J'ai depuis longtemps compris que mes derniers instants passés avec mes frères et soeurs étaient ceux passés dans le train. Qui ne l'a pas compris ?
Le sourrire d'Anna me manque, le rire d'Esther, les farces des deux inséparables Henri et Raphaël, et, biensûr, les phrases rassurantes de maman, me disant que tout va bien.
J'aurais peut être la chance de vivre jusqu'à pouvoir trouver un moyen de m'échaper. Je ne retournerai surment pas en france : le souvenir de ma mère, de ma vie passées y sera rop présent. Oh! combien je donnderais pour la retrouver ! Mais je sais q'une chose pareille n'est qu'utopie : Les Allemands ont gravé le malheur, la tristesse et la peur sur nos âmes meurtries



le 25 aout 1944

Mon père et moi travaillons ensembles, au transport des cadavres. Le gazage dure en principe trois à quatres minutes, durant lesquelles, des coups contre les murs, des cris qui n'ont plus rien d'humain ... ensuite rien. Après quoi, pendant un quart d'heure, le système de ventillation se met en route. Puis, le contremaitre ouvre la porte de la chambre à gaz, toujours sous la surveillance d'un SS, et nous devons traîner les cadavres jusqu'au monte-charge électrique, avec lequel ont peut monter environ quinze cadavres en une fois. Nous devons porter les cadavres nous même. Nous sommes six. La plupart du temps, les gazés étant près de la porte, qui n'est pas totalement hermétique, sont encore en vie. Les SS les fusillent. La position des cadavres dénote en général que la lutte contre la mort avait été terrible. Les corps sont parfois déchiquetés. Il est arrivé plus d'une fois que des femmes aient accouché dans la chambre à gaz. Pour évacuer les trois mille cadavres de la chambre à gaz, cela nous prend six heures. Les quinze fours crématoires mettent environ douze heures à tous les bruler. Un autre groupe du sonderkommando s'en charge. Lorsque nous avons vidé la chambre à gaz, notre groupe se charge de la nettoyer à l'aide de deux tuyaux, pour faire place aux prochains convois. Ensuite, nous devons retourner au crématoire pour aider à transporter les cadavres jusqu'aux fours. Deux groupes de trois personnes s'occupent des fours, ils sont chargés d'enfourner les corps et de veiller à une combustion convenable à l'aide d'un long crochet. Une fois les cadavres consumés, nous récupérons les cendres et en font un tas dans le cour du crématoire, un camion vient ensuite les récupérer pour les jetter dans la rivière : "de la nourriture pour les poissons " disent les SS.



le 29 septembre 1944

Près d'un mois s'est écoulé depuis la dernière page. Je n'ai guerre eu le temps d'écrire.
Il y a trois jours, les Allemands annonçaient qu'il n'y avait pas assez de travail, et qu'ils devaient transférer deux cent prisonniers du Sonderkommando des fours à un autre endroit. Ils ne nous ont pas dit où.
Le soir même, vers sept heures, l'ordre a retentit " tout le monde en haut ! tous les détenus, en haut, dans vos quartiers !" Lorsqu'on a demandé pourquoi, on nous a dit que des aviateurs russes avaient tué des soldats Allemands, que nous étions relevé de notre travail d'incinération des corps et que ce seraient eux qui effecturaient la besogne. Cela nous a semblé bizzare nous nous disions qu'un soldat qui tombe à la guerre a le droit d'être enterré, comme un combattant avec une médaille à son nom, mais que l'on ne devait en aucun cas faire de lui un tas de cendres. Mais les ordres sont les ordres, nous nous exécutâmes et montèrent dans nos chambres, de sept heures à onze heures du soir. Pendant que nos étions en haut, de deux cent à deux cent cinquante cadavres furent incinérés. Peu avant, vers sept heures et demi du soir,nous avons entendu de loin, près du chemin de fer, des camions qui arrivaient l'un après l'autre, les phares allumés, et , à côté de notre portail se tenaient deux soldats Allemands. Soudain, nous avons entendu une ordre en Allemand. On ne savait pas ce qui se passait. le camion roulait vers la cour des bâtiments du crématoire. Nous avons jeté un coup d'oeil, en bas, pour voir ce qui se passait, mais il faisait nuit, on ne distinguait rien. Vers onze heures du soir, on a été autorisés à descendre. Les Allemands avaient disparus, il ne restait que deux gardes, deux de l'équipe de jour et deux de l'équipe de nuit. Nous avons ouvert la porte et nous avons vu les vêtements de nos camarades. Pour que l'on n'aprenne pas leur mort, les Allemands avaient brûlé de leurs mains les deux cent cinquante travailleurs du Sonderkommando. ILs ont tous morts.
Et qu'adviendra-til de nous ?



le 10 octobre 1944

Voilà. J'arrive à mes derniers mots, car cette fois ci, ce seront bien les derniers que je couche ce soir sur le papier. La mort approche. Elle est tout près. Nous pouvons tous le sentir.
Notre mort marque la fin de toute mémoire, de tout témoignage. Mais le mien survivra, s'il est retrouvé il dévoilera à la face du monde ce qu'il ont osé nous faire faire. Nous avont tué notre peuple. " Des juifs tuent des juifs " : comment ont ils pu ?
Nous sommes les seuls sonderkommandos restants. les autres sont tous morts, lors de la révolte, le 7 octobre 1944 :
Notre plan a échoué. Nous étions pourtant si bien préparés !
Il n'a pas pu être réalisé du fait de nombreeuses difficultés. Chaque dimanche, onze ou douze soldats munis d'armes automatiques sont postés dans le périmètre des fours. A chaque four, il y a deux gardes. Nous voulion nous faufiler vers eux, les saisir des deux côtés, s'emparer du plus grand nombre d'armes possibles et s'enfuir à toute vitesse, mais ça n'a pas marché.nous étions prets à mourrir pour tout le camp, et , en fin de compte nous n'avons pas réussit. Nous ne l'avons pas exécuté comme il l'aurais fallu. Lorsqu'a commencé le grand soulèvement, l'odre était donné au SOnderkommando de réduire le travail, vu qu'il n'y avait pas de convois. Une partie d'entre nous reçut l'ordre d'aller au "sauna". Nous , au crématoire II, avons décidé de ne pas quitter leslieux, sinon ce serait notre fin. Ils ont commencé à nous battre. Nous n'étions encore au courant de rien, puis, sondain, des coups de feu rettentirent. On a commencé à crier au crématoire I, qui est en face de nous " Qu'est ce qui se passe avec vous ? " aucune réponse. Il n'y avait déjà plus personne au crématoire I, plus tard on a appris que personne n'assurait la surveillance, ilks avaient donc pris la fuite et, à un kilomètre du camp, ils ont été fusillés. Alors que la bataille battait son plein, deux juifs grecs arrivèrent au crématoire III , ils avaient des explosifs et ont tout fait sauter. Tous les sept cent cinquante du crémtoire III ont été tués sauf le Kapo Eliézer qui se réfugia chez nous.
Ils avient reçu les explosif de gens qui travaillaient dans le camp mais qui n'étaient pas des prisonniers.
Soudain sont arrivés vingt Allemands avec des chiens, ils nous ont tous comptés, personne ne manquait. Nous sommes cent. On nous a fait descendre en bas, au four, et on nous a enfermés dans une pièce pendant une demi heure. Après un moment, un garde du camp est arrivé au crématoire, c'était un "commandant d'unité" , dont le vélo avait été détruit. Il demanda qui avait fait sauter son vélo, deux frères se levèrent et avouèrent. L'officier nze tua que l'un d'entre eux et ordonna au deuxième d'incimérer son frère.
Un quart d'heure après, l'ordre fut donné que cinq hommes sortent du rang. Je fit partie de ces cinq hommes, pas mon père. On nous a emmené au crématoire I et là, l'officier nous a ordonné de commencer le travail A six heures du soir, on nous a amené dans des brouettes les corps des huit cent cinquante. On a commencé à les incinérer lorsqu'une alarme retentit. On s'est tout à coups arrété de travailler, on s'est assis, puis on a reprit la travail. Nous nous disions qu'après en avoir terminé avec l'incinération de ceux là, ce serai notre tour. Nous avons attendus, dix minutes, un quart d'heure, puis un SS est arrivé et a déclaré " dans quelques minutes on va tous vous tuer". Nous pensions qu'ils allaient nous tuer là, mais nous ne serions pas mort sans avoir réglé son compte à un Allemand. A minuit, le surveillant est arrivé et nous a annoncé "j'ai reçu l'ordre d'Hitler de vous laisser, à vous les hommes du crématoire II , la vie sauve par ce que vous n'avez participé à aucune entreprise contre nous et êtes restés à votre place ". Nous pensions que c'était du bluff de leur part, et , que le lendemain ils allaient tous nous tuer.

Qui sait si aujourd'hui n'était pas notre dernier matin ?
Qui sait si nous pourrons un jour voir un lever de soleil ?
Qui sait si nos yeux pourront encore voir le monde ?
Qui sait si nous pourrons encore un jour jouir de la vie ?
Qui sait si nous aurons la chance d'élever nos enfants ?
Qui sait si vous, enfants aurez une mère, et une mère un enfant ?
Qui sait si nous pourrons un jour avoir la chance de monter dans le train de la vie ?

je laisse ces derniers mots en mémoire de ma famille :
Mes deux soeurs, Anna et Esther Esekiel,
Ainsi que mes deux frères, Raphaël et Henri Esekiel,
Gazés et incinérés le 23 mai 1944
Ma mère, assassinée le 21 mai 1944
Rapellez vous d'eux, rapellez vous que nous avons vécu et souffert, rapellez vous de l'horreur qui reigne ici et rapellez vous qu'une famille est la plus belle chose qui puisse vous être donnée.

Abraham Esekiel, membre du dernier sonderkommando , 1927-1944

Final

le 22/03/2005 à 20h56
Se rendant compte de ce qu'il venait de faire Fucky eu des regrets et se suicida par pendaison.
FIN

Ce qui devait arriver

le 22/03/2005 à 20h55
arriva. Fucky se laissa emporter est fini par empaler son ex-meilleur ami à l'aide de son bazoukacompaslaser

Mais...

le 22/03/2005 à 20h52
Fucky trouvait que laisser son ancien ami désespéré dans son trou n'était pas si drôle alors il eu une idée de génie, il le menaça avec son bazoukacompaslaser

une fois...

le 22/03/2005 à 20h50
là bas, Fucky attacha Chucky de façon à ce qu'il ne puisse s'enfuir

le lieu

le 22/03/2005 à 20h48
une place vide et déserte au fin fond de nul part, où il était seul, tout seul dans une place vide et déserte au fin fond de nul part